Une équipe de scientifiques de la très prestigieuse Université de Cambridge (Angleterre) viennent de reconstituer, à l’aide d’images de synthèse, ce qui pourrait être le plus ressemblant des portraits de la célèbre Cléopâtre

Célébrée à travers les âges pour sa beauté et pour son destin extraordinaire, Cléopâtre fascine toujours autant plus de 2.000 ans après sa mort. Immortalisée au cinéma par Elizabeth Taylor, la reine d’Egypte a retrouvé, aujourd’hui, son visage… reconstitué à l’aide d’images de synthèse .

Un relief de Cléopâtre et de son fils, engendré par César, Césarion au temple de Dendera.

Plus d’un an de recherches

La patience des égyptologues est bien connue. Détectives acharnés de l’Histoire, ils n’hésitent pas à se donner les moyens pour trouver des réponses que l’Humanité se pose. Et cette fois-ci, cela a été payant. Sally Ann Ashton, de l’Université de Cambridge, est parvenue à recréer le portrait de la plus célèbre des Egyptiennes en fouillant dans les archives archéologiques et en étudiant de très près des fresques la représentant. En utilisant les technologies 3D CGI, elle et son équipe ont pu nous offrir le portrait le plus fidèle et réaliste de Cléopâtre.

Reconstitution : le visage de Cléopâtre selon l’Université de Cambridge

Son héritage mixte valorisé

Pour l’égyptologue, ces images obtenues informatiquement reflètent à la fois l‘héritage grec de la plus célèbre des reines d’Egypte et son éducation égyptienne. Née à Alexandrie en 69 avant Jésus Christ, au sein d’une dynastie macédonienne (les Lagides) qui a dirigé l’Égypte durant trois siècles, Cléopâtre n’a pas 20 ans lorsqu’elle accède au trône. Ses histoires d’amour tumultueuses, notamment avec Jules César et Marc Antoine ont également participé à sa légende.

Tout comme sa mort qui soulève aujourd’hui encore de nombreuses questions, voire même des doutes. Puisque son suicide en se faisant mordre volontairement par un serpent est remis en question par certains théoriciens. D’après eux, Cléopâtre aurait succombé à l’ingestion d’un poison et non à un venin de reptile.

Les portraits en trois dimensions, fruits de l’assemblage et du recoupement de dizaines de représentations de la souveraine, sont le résultat de plus d’un an de recherches minutieuses

Ils nous permettent de découvrir une jeune métisse, très différente de la version hollywoodienne de Cléopâtre incarnée par Elizabeth Taylor en 1961. Mais toute aussi charmante. Source

Voir aussi : Zerzura : Une ancienne oasis perdue au Sahara gardée par des géants noirs

1 COMMENTAIRE

  1. Une information, en ce bas monde de propagande perpétuelle et visant à formater totalement la pensée du moindre quidam, tombe toujours à « point nommé ».
    Cléopâtre « métisse » ! Voilà une belle info apparemment anecdotique et pourtant… en ces époques où l’élite partout conserve ses us et coutumes (observance des lois universelles de toujours : hétérosexualité, dynastie par une certaine « pureté » de mariages, formation de leurs rejetons à « l’ancienne » et non sous l’affligeante crétinisation imposée dans les écoles pour les masses, etc) une info marquante concernant un mythe historique permet d’enfoncer un peu plus le clou dans la tête des esclaves massifiés : vous vous métisserez tous ! (sauf nous, l’élite, bien entendu !).
    La vérité c’est que nous ne saurons jamais à quoi ressemblait réellement Cléopâtre. D’ici à ce qu’on annonce qu’elle était « féministe » avant l’heure il n’y a qu’un pas. On pari que « l’élite » le franchira ?

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