Les habitants de l’État de Washington soutiennent actuellement un projet de loi animé par le sénateur de l’État, Jamie Pedersen, qui viserait à autoriser le compostage des restes humains.

Un projet similaire avait été déjà proposé il y a quelques mois par Jamie Pedersen, sénateur de l’État de Washington. Celui-ci avait alors été rejeté, les décideurs craignant que le processus de “recomposition” des restes humains n’entraîne la propagation d’agents pathogènes nuisibles. Le sénateur donne aujourd’hui un nouveau “coup de collier”, avec cette fois une étude à l’appui. Mais de quoi est-il question, exactement ?

Écologique, et économique

L’idée consisterait donc à accélérer la décomposition des restes de défunts pour les transformer en éléments nutritifs qui pourraient être restitués aux familles, avant d’être “plantés” dans les sols. « Les habitants sont très enthousiastes à l’idée de devenir un arbre ou d’avoir une alternative différente pour eux-mêmes », a indiqué le politicien américain à NBC News. L’idée n’est pas nouvelle, mais si le projet de loi est accepté, alors l’État de Washington deviendrait officiellement le premier à autoriser le compostage humain.

Le processus – écologique – s’avère être également économique. De nombreux Américains ne peuvent en effet plus se permettre de supporter le coût des obsèques. L’enterrement moyen coûtait outre-Atlantique plus de 7 000 dollars en 2017. Ce nouveau processus de “recomposition” devrait coûter un peu moins cher : environ 5 500 dollars.

Les restes humains bientôt transformés en compost ?

Retour à la terre

La méthode ressemble par ailleurs à celle visant à faire du compost traditionnel. Les restes humains seraient ici placés dans une chambre de compostage. Ils pourraient alors se décomposer avec des matières organiques. Un système d’aération permettrait en même temps de donner un petit “coup de pouce” aux microbes dans le but d’accélérer la décomposition. Pour une personne de corpulence normale, il resterait alors au final environ un mètre cube de compost. Cette matière serait ensuite restituée aux familles, qui pourraient alors la “remettre à la terre”.

Une récente étude (menée sur six corps) signée Lynne Carpenter-Boggs, professeure agrégée en agriculture durable et biologique à l’État de Washington, assure aujourd’hui que le processus est parfaitement sûr. Ses conclusions devraient faire l’objet d’une publication en 2019. Si le projet de loi est finalement adopté, celui-ci devrait alors pouvoir entrer en vigueur le 1er mai 2020. À terme, celles et ceux qui le souhaitent pourraient alors favoriser la pousse d’un arbre ou d’une plante. On a connu pire, comme reconversion. Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here