Une usine de 9000 m2 va bientôt sortir de terre, à Saint-James, dans le sud de la Manche, à une vingtaine de kilomètres du Mont-Saint-Michel. Aux manettes, un groupe coréen peu connu en France qui est pourtant un mastodonte de l’agroalimentaire dans son pays : SPC.

La future usine est dimensionnée pour produire des viennoiseries industrielles fabriquées à partir des matières premières locales et à destination du marché international. Une cinquantaine d’emplois sont attendus sur place.

Pour le marché international

Les gourmandises au beurre normand produites à Saint-James seront ensuite distribuées en « Corée du Sud et aux États-Unis », selon le site web économique Corée affaires.

Si la société mondialisée ne communique pas encore sur son bébé, le document d’urbanisme consultable dans la mairie locale dessine les contours de la future usine dont la construction devrait démarrer dans la foulée des deux mois d’affichage du permis de construire.

L’unité de production de départ fera environ 6500 m2 . Des pièces annexes ont été pensées et dimensionnées « pour être en mesure de supporter quatre lignes de production, à terme », indique le cabinet d’architectes, dans le descriptif du projet.

La société se laisse la possibilité de construire une extension qui pourra s’ajouter au premier bâtiment qui sortira de terre en 2019.

Un géant asiatique qui surfe sur l’image française

Les viennoiseries produites dans l’usine devraient être destinées aux diverses enseignes de la société SPC, comme « Paris baguette ».

Une enseigne au nom qui fleure bon la France très implantée en Corée du Sud, notamment à Séoul, la capitale.

Selon le quotidien Libération, qui s’est penché sur la société fin 2016, SPC compte plus de 3 000 boutiques. L’entreprise est également implantée aux États-Unis, où le site web de la marque répertorie 80 magasins, essentiellement sur les côtes ouest et est du pays, autour de San Francisco, Los Angeles et New York.

Si la marque exprime un attachement à la culture française, les produits proposés dans les boutiques, qui font parfois office de salon de thé, ont leur spécificité coréenne. C’est le cas pour la viennoiserie fourrée à la crème de haricot rouge, par exemple.

Saint-James ne sera pas le premier lien direct avec la France pour SPC. En 2014, le premier Paris Baguette français a ouvert ses portes en plein cœur de Paris.
L’entreprise propose également des formations pour ses boulangers coréens en montant des partenariats avec des écoles françaises.

De l’usine, un promontoire pour observer le Mont-Saint-Michel

Question d’image ou simplement sens de l’esthétisme ? Pour sa future usine normande, le groupe SPC a choisi une architecture à la « composition nature » évoquant « l’eau, la végétation, l’air, le vert, la terre ».

La façade principale sera notamment « ponctuée d’un élément saillant imposant rappelant la forme d’un grain de blé ». Cet espace fera office de salle de pause et clou du spectacle, les visiteurs et/ou employés pourront profiter de la vue sur le Mont-Saint-Michel, qui affiche son allure mondialement connue par temps clair, à 17 km de là.

Des espaces aménagés autour de l’usine s’articuleront autour « d’un tracé sous forme d’une grande courbe », avec plantations d’arbres de hautes tiges, essences locales mais aussi un espace réservé pour l’installation d’une sculpture. Une œuvre « qui fera écho à celle installée sur le parvis des bureaux SPC à Séoul ». Une manière, pour les architectes, de souligner un lien « entre la France et la Corée ». Dans le cadre d’une relation économique en pleine… croissance.

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