En explorant les rives de la Tamise, à Londres, un chasseur de trésors a trouvé un os humain. Ce bout de crâne est celui d’un homme qui a vécu vers 3 600 avant J.-C. Il est désormais exposé au Musée de Londres.

Quand la marée est basse, les mudlarkers explorent les rives de la Tamise à la recherche de trésors. Ils trouvent des chaussures, des cuvettes de toilettes, des morceaux de poterie… Parfois, ils tombent sur de véritables pièces de musée.

C’est le cas de Martin Bushell. En septembre dernier, ce chasseur de trésors a trouvé un fragment d’os humain vieux de 5 600 ans !

Confié à la police puis au musée

En bon mudlarker, Martin Bushell a remis l’os à la police. C’est la procédure quand des restes humains sont trouvés. La police procède ensuite à une enquête pour vérifier que les ossements ne sont pas liés à un décès récent.

La datation au radiocarbone a révélé que le bout de crâne appartenait à un homme, de plus de 18 ans, qui a vécu vers 3 600 avant J.-C. Il est exposé à partir de ce mercredi dans la section « Londres avant Londres » du célèbre Musée de Londres, l’institution qui se consacre à l’histoire de la capitale britannique.

La Tamise, un site archéologique à ciel ouvert

« La Tamise est une importante source de connaissances et les objets qui échouent sur le rivage nous en apprennent constamment sur notre histoire », explique au journal britannique The Guardian Rebecca Redfern, la conservatrice du musée chargée de l’ostéologie humaine.

Rebecca Redfern, conservatrice au Musée de Londres, se réjouit de cette découverte. (Photo : Museum of London)

Les historiens possèdent peu d’informations sur les populations qui vivaient autour de la Tamise à la période du Néolithique. D’après Rebecca Redfern, le fleuve était entouré par des bois où les chasseurs-cueilleurs venaient s’approvisionner. Mais ils étaient très mobiles.

« Ils n’ont rien vraiment construit et ils ont laissé très peu de traces. Leur mode de vie était idéal pour l’écosystème, mais d’un point de vue archéologique, c’est très difficile d’en savoir plus sur eux,explique-t-elle. Ceci n’est qu’un os frontal, mais il nous offre un aperçu de cette période méconnue de Londres », se réjouit-elle. Source

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