L’Agence spatiale européenne (ESA) vient de publier des images capturées par la sonde russo-européenne Trace Gas Orbiter. En orbite autour de Mars depuis octobre 2016, elle étudie sans relâche la planète Rouge, notamment avec un puissant système d’imagerie. Ces instantanés permettent de découvrir la surface de l’astre.

« Détecter des traces éventuelles d’une forme de vie sur Mars. »C’est l’objectif de la mission ExoMars, menée par l’Agence spatiale européenne (ESA) et son homologue russe, Roscosmos.

Dans ce cadre, les deux entités ont envoyé une sonde, Trace Gas Orbiter (TGO), en direction de la planète Rouge. C’était il y a trois ans, tout juste, le 14 mars 2016, quand une fusée russe embarquant l’engin a décollé du le cosmodrome de Baïkonour, au cœur des steppes du Kazakhstan.

En orbite autour de Mars depuis octobre 2016, elle étudie sans relâche la planète. Notamment avec un puissant système d’imagerie permettant de réaliser des photographies en très haute définition.

L’ESA vient de publier une série d’images réalisées par ces appareils. Ces clichés montrent le détail du sol martien, des gros plans souvent mystérieux qui permettent de découvrir la surface de l’astre. Voici cinq de ces instantanés, particulièrement emblématiques et riches en enseignements sur la planète Mars.

Une série de tornades

(Photo : ESA / Roscosmos / CaSSIS / CC BY-SA 3.0 IGO)

Une série de filaments bleuâtres, qui semblent s’étendre comme les pattes d’une immense araignée. Cette curieuse image représente, en réalité, une série tornades. Il y en aurait « des centaines, peut-être même des milliers », indique le site de l’ESA.

L’élément le plus mystérieux de cette photographie est sa teinte bleutée. Mais il ne s’agit pas des couleurs naturelles de cette image : le bleu a été choisi par l’ESA pour mettre en relief ces tornades, offrir « plus de contrastes » selon la BBC, la radiotélévision britannique. À l’état naturel, ces tornades apparaîtraient « rouge foncé », précise l’ESA.

Le plus grand cratère d’impact de Mars

(Photo : ESA / Roscosmos / CaSSIS / CC BY-SA 3.0 IGO)

Bienvenue dans le bassin d’Hellas, « le plus grand cratère d’impact de Mars » selon le CNES. Cette image montre la partie ouest de l’endroit, où se trouvent « certaines des régions les plus basses en altitude » de la planète, précise l’ESA, jusqu’à sept kilomètres en dessous de l’équivalent martien du niveau de la mer.

Ce terrain accidenté semble former, par endroits, des vagues, qui sont « riches en glace ». Les parties les plus sombres de l’image montrent des secteurs qui ont été érodés par la poussière.

La main de l’homme

(Photo : ESA / Roscosmos / CaSSIS / CC BY-SA 3.0 IGO)

La main de l’homme sur Mars. Voilà ce que montre cette photo. Il s’agit du site d’atterrissage d’InSight, un atterrisseur envoyé sur Mars par la Nasa pour étudier la structure interne de la planète et mieux comprendre la formation des planètes rocheuses, explique le site du Cnes.

On y voit également le parachute qui a freiné sa descente et son bouclier thermique. Certains cratères noirs ont été creusés par les rétrofusées de l’appareil, qui l’ont aidé à se poser là.

Une région pleine de mystères

(Photo : ESA / Roscosmos / CaSSIS / CC BY-SA 3.0 IGO)

Voici Mawrth Vallis, une « région qui a toujours été mystérieuse, pour les scientifiques », indique la Nasa. Ce secteur est situé entre les hautes terres du sud de Mars, et celles, plus basses en altitude, du nord de la planète. Le terrain « perd soudainement en élévation », explique encore le site de l’agence spatiale américaine.

Selon l’ESA, cette image montre « certaines des plus anciennes roches jamais trouvées sur la surface de Mars » et « des traces d’une activité aquatique soutenue et continue dans le passé ». À noter que, comme pour la première image de cette série, il ne s’agit pas des couleurs originales, la photographie a été retravaillée pour mieux souligner les différents éléments qui composent ce paysage.

Un cratère préservé

(Photo : ESA / Roscosmos / CaSSIS / CC BY-SA 3.0 IGO)

C’est un cratère « très bien préservé », précise l’ESA. Il est large de quatre kilomètres. Encore une fois, cette image présente de « fausses couleurs », qui permettent de mieux souligner le relief du terrain accidenté.

Certaines des roches les plus claires de cette vue pourraient d’ailleurs être liées à de très vieux sols rocheux, qui pourraient s’être formés voilà quelque quatre milliards d’années. Plusieurs éléments qui figurent dans cette photographie présentent aussi les traces d’une altération chimique liée à de l’eau, précise l’ESA. Source

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