Les canicules marines ne sont évidemment pas ressenties par les humains, mais celles-ci impactent fortement les écosystèmes sous-marins. Selon une récente étude, ce phénomène devrait à l’avenir être de plus en plus fréquent et destructeur.

Un phénomène en constante augmentation

Depuis le milieu du XXe siècle, le nombre de jours relatifs aux canicules marines a augmenté de plus de moitié, selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change le 4 mars 2019. Ces recherches ont été menées par des scientifiques de la Marine Biological Association (Royaume-Uni) et de la Marine Conservation Society (Australie).

Rappelons que le terme de canicule marine définit une période d’au moins cinq jours durant laquelle les températures enregistrées dans une zone précise restent proches des records connus. Or, les chercheurs britanniques évoquent des records dans la plupart des bassins océaniques durant la dernière décennie. Selon eux, la plupart des écosystèmes ont malheureusement déjà été touchés par ces épisodes caniculaires.

Lorsque nous entendons parler du terme “canicule”, il s’agit habituellement d’épisodes de fortes chaleurs qui nous concernent directement, sur la terre ferme. Ainsi, il n’apparaît que peu étonnant que les canicules marines aient par le passé beaucoup moins fait l’objet de recherches. Ceci dit, leurs conséquences pourraient bien être complètement désastreuses pour les écosystèmes océaniques.

La Grande barrière de corail australienne

Un véritable cercle vicieux

« Nous avons déjà vu les effets des vagues de chaleur extrêmes sur la Grande barrière de corail. En 2016, par exemple, les températures étaient si élevées dans certaines zones que les coraux sont morts sans même blanchir », peut-on lire dans un communiqué de l’Australian Marine Conservation Society.

Si les chercheurs indiquent que les coraux sont voués à disparaître, il ne s’agit absolument pas de la seule mauvaise nouvelle. En effet, il pourrait également y avoir une disparition localisée des espèces de poissons et de crustacés destinées à la consommation humaine.

Pire encore : la végétation marine incluant par exemple les mangroves – écosystèmes de marais maritimes – pourrait également se retrouver touchée par des températures extrêmes. Dans ce cas, le carbone stocké pourrait être libéré, ce qui contribuerait à augmenter le réchauffement climatique. Or c’est cette même cause qui génère les canicules marines, ce qui est synonyme d’un cercle vicieux dont il sera très difficile de sortir. Source

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