C’est un nouveau phénomène dont se passeraient bien les cultivateurs indiens d’opium. Depuis quelque temps, des perroquets dépendants à cette drogue, s’attaquent aux cultures de pavot pour se nourrir des graines, qui peuvent contenir 20 à 25 grammes d’opium. Malgré les tentatives pour chasser les volatiles, les agriculteurs indiens semblent pour l’instant dépourvus de solutions.

Cultures du pavot et perroquets ne font pas bon ménage en Inde. En effet, les agriculteurs locaux de pavot de la région du Madhya Pradesh sont impuissants face à un phénomène nouveau. Les cultures sont attaquées par des perroquets visiblement dépendants à l’opium. Plus précisément, les perruches à collier, une espèce présente massivement en Inde, qui peuvent s’en prendre plusieurs dizaines de fois par jour aux champs de pavot, rapporte The Independant.

Et pour cause, une graine de pavot peut contenir entre 20 à 25 grammes de ce narcotique. Une denrée dont raffolent les volatiles prêts à causer d’importants dégâts matériels sur les installations agricoles, pour récupérer leur dose quotidienne. Les rendements sont alors revus grandement à la baisse, d’autant que les agriculteurs font face à des sécheresses importantes.

Une vidéo du Daily Mail illustre les agissements des perruches. On y voit des nuées entières se regroupant aux abords des plantations, attendant le moment propice. Les Psittacidae abîment les graines, ou vont jusqu’à extraire les gousses entières.

Les agriculteurs se retrouvent sans solutions

Face à cette menace, les agriculteurs ont bien essayé plusieurs stratagèmes non conventionnels, allant des simples pétards aux haut-parleurs, pour tenter de chasser les perruches mais rien ne change.

Interrogé par NDTV, un média indien relayé par The Independant, Nandkishore un des producteurs concernés avoue avoir demandé de l’aide aux autorités indiennes. Une demande aujourd’hui tombée dans l’oreille d’un sourd.

« Nous souffrons déjà à cause de la pluie inégale, et maintenant cela. Personne n’écoute nos problèmes. Qui va compenser nos pertes ? » s’interroge Nandkishore.

Pour rappel, la culture de l’opium à des fins médicinales est légale et assumée dans plusieurs régions du pays, placées sous licences spéciales avec l’État indien. Source

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