Le climat de notre planète s’est gravement détérioré suite à la chute d’une comète il y a seulement 12.800 ans, ont conclu des chercheurs de l’université de Californie, grâce aux résultats de fouilles en Patagonie et à la découverte d’un immense cratère sous les glaciers du Groenland. Le rapport de l’étude est consultable sur le portail Phys.org.

Des scientifiques de l’université de Californie à Santa Barbara ont découvert que la chute d’une comète il y a 12.800 ans avait abouti à des conséquences catastrophiques pour le climat et la biosphère, lit-on dans une publication sur Phys.org.

Selon cette hypothèse, le début du Dryas récent (de 10.730 à 9.700 années avant notre ère) a été marqué par la chute sur notre planète de fragments d’une comète désintégrée. Ces débris sont tombés sur l’Amérique, l’Europe et l’Asie de l’ouest.

Proposée en 2007, cette hypothèse avait tout d’abord été controversée. Cependant, ses tenants en ont récemment reçu une importante confirmation. Il s’agit de la découverte d’un très jeune cratère de 31 kilomètres de diamètre sous l’inlandsis du Groenland. Les chercheurs supposent que l’un des grands fragments de la comète a pu frapper la Terre à cet endroit.

Un autre phénomène a poussé les scientifiques à croire en la réalité de leur théorie. Ils ont examiné des couches sédimentaires du Dryas récent dans la partie chilienne de la Patagonie. De hautes concentrations d’éléments rares sur Terre (or, platine, sphérules riches en chrome, verre fusionné, nano-diamants) y ont été découvertes, ce qui indique leur origine extraterrestre.

Cette catastrophe aurait provoqué de nombreux incendies, un changement climatique et l’extinction de la mégafaune du Pléistocène récent. Cette hypothèse s’appuie sur la présence de produits de combustion dans les échantillons prélevés, notamment, des particules de charbon et de pollen brûlé. On sait que l’hémisphère nord a ensuite été recouvert d’une vague de froid à l’époque, ce qui pourrait avoir été provoqué par un impact important sur l’atmosphère.

Enfin, des fossiles de la mégafaune sont absents de ces lieux de fouille en Patagonie. Ce fait va de pair avec la disparition de grands animaux dans d’autres parties d’Amérique et avec l’absence de traces attestant d’une présence humaine. Source

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