En ce moment, la météo est bonne sur l’Everest. C’est rare. Résultat, ces trois derniers jours, jusqu’à 200 alpinistes sont partis chaque jour à l’assaut de la plus haute montagne du monde. La conséquence est particulièrement alarmante, comme on le voit sur la photo presque surréaliste ci-dessous: des embouteillages monstres se créent à l’approche du sommet.

Le sommet, c’est 8848 mètres d’altitude, un froid extrême et très peu d’oxygène, “une zone de mort”, selon le Sherpa Ang Tsering, ancien président de l’Association d’alpinisme du Népal, interrogé par l’AFP. “Rester longtemps dans cette zone augmente les risques de gelures, de mal des montagnes et même de mort.”

Depuis la début de la saison, fin avril, huit personnes sont mortes en tentant de gravir l’Everest, contre cinq, au total, l’année dernière. Certaines avaient attendu des heures en “zones de mort”.

Cet Indien de 27 ans, par exemple, décédé sur le chemin du retour après avoir atteint la cime. “Il était coincé dans l’embouteillage pendant plus de douze heures et était épuisé”, a expliqué à l’AFP l’agence Peak Promotion, organisatrice de son expédition.

Même constat de la part d’un guide dont la cliente de 55 ans est aussi décédée pendant la descente. “Elle a dû attendre un long moment pour atteindre le sommet et descendre”, a-t-il expliqué à l’AFP. “Elle ne pouvait descendre seule et est morte pendant que les guides Sherpas la descendaient”.

Un nombre record de permis d’ascension

La libéralisation de l’ascension par les autorités népalaises dans les années 1990 a encouragé le développement d’expéditions commerciales et multiplié le nombre d’alpinistes sur les parois.

Cette année, le Népal a émis pour la saison de printemps le nombre record de 521 permis d’ascension. Chaque titulaire d’un permis étant accompagné d’un guide, cela signifie plus de 1000 personnes sur l’Everest en quelques semaines. Le record atteint l’an dernier de 807 ascensions réussies devrait être encore dépassé cette année.

Selon les experts, les embouteillages d’alpinistes cette année sont dus à la multiplication de ces permis mais aussi au nombre réduit de fenêtres météo favorables pour monter au sommet. Toutes les expéditions lancent donc leur assaut final les mêmes jours. Aux risques et périls des grimpeurs.  Source

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