La température y est de 460 degrés Celsius, la pression est 92 fois supérieure à celle de la Terre. Des êtres vivants pourraient-ils survivre sur Vénus? C’est probable, estiment des scientifiques russes réputés affirmant y avoir découvert 18 objets étranges. L’un d’entre eux a accordé un entretien à Sputnik.

Des chercheurs russes ont annoncé avoir détecté 18 espèces de la flore et de la faune à la surface de Vénus. Ils ont également rédigé un article consacré à ce sujet, publié dans la revue scientifique la plus connue et la plus citée de Russie. Dans une interview à Sputnik, l’auteur principal de l’étude, chercheur en chef à l’Institut de recherche spatiale de l’Académie des sciences de Russie, docteur en physiques et en mathématiques, Leonid Ksanfomality, est revenu plus en détail sur cette découverte très inhabituelle.

Les missions spatiales soviétiques Venera

Avant de fournir plus d’information sur les «habitants» de Vénus, Ksanfomality a plongé dans l’histoire de l’espace pour mieux expliquer l’étude scientifique et les conclusions tirées. En 1975, les sondes spatiales soviétiques Venera-9 et Venera-10 ont pu atterrir sur Vénus et ont transmis les premières images des sites d’atterrissage, ayant travaillé pendant près d’une heure.

Venera-13

«Par la suite, en 1982, deux expéditions, Venera-13 et Venera-14, ont eu lieu. Chaque module d’atterrissage était équipé de deux caméras. Elles ont filmé en continu les environs de la planète pendant quelque deux heures», détaille le chercheur.

Des «habitants» de Vénus

Grâce à l’équipement mis au point, des chercheurs ont pu rendre des images reçues lors de ces missions plus claires pour finalement faire remarquer des petits détails et des objets étranges, 18 au total. Parmi eux, des espèces de la flore et de la faune, a précisé Leonid Ksanfomality tout en soulignant que leurs noms étaient purement indicatifs et ne prétendaient pas correspondre à des analogues terrestres. Il y a donc un «champignon», un «scorpion», un «serpent», un «ourson», un «hibou» et d’autres.

Une «plante»

«Voici deux « champignons ». Sur le panorama Venera-13, leurs « chapeaux » pliés coniques sont visibles. Le diamètre de l’un est d’environ huit centimètres, l’autre est d’environ six centimètres», nuance Ksanfomality montrant les images avec «des signes hypothétiques de vie sur la planète Vénus».

Une « créature » à la surface de Vénus

Il y a aussi «zubtchatka», la plus grande des créatures découvertes, atteignant une longueur de 1,3 mètre, ou encore «hibou» – une sorte d’oiseau d’un demi-mètre, avec de petites ailes. Un autre «habitant» de Vénus est «ourson», une sorte de créature poilue ayant laissé une trace de 64 centimètres. Vient ensuite «serpent». Le chercheur a dit avoir vu que le corps s’était roulé en boule, qu’il avait une tête et sur la tête – un bec et un œil. Sur des images successives, le chercheur a affirmé observer que les parties du corps du «serpent» se déplaçaient les unes par rapport aux autres.

Ksanfomality a également parlé d’une créature d’environ 15 centimètres, ressemblant, selon lui, à un lézard australien. Il l’a baptisée «amisad», en l’honneur de l’ancien roi babylonien Ammi-saduqa.

«Les habitants de Vénus sont extrêmement lents, ils se déplacent à une vitesse d’environ un millimètre par seconde», a tenu à préciser le chercheur.

Comment la vie serait-elle possible sur Vénus

D’après les chercheurs, la vie à la surface de Vénus repose sur l’azote, et non sur le carbone, comme c’est le cas sur Terre.

«L’azote est une source de nombreux composés stables, notamment de polymères, pour la synthèse desquels une chaleur intense et une pression élevée sont nécessaires. Et ces conditions sont bien présentes sur Vénus», a expliqué Ksanfomality.

Une « créature » à la surface de Vénus

Revenant sur la question de l’eau, elle aussi nécessaire à la vie, le chercheur a évoqué une substance exotique, baptisée par des spécialistes «fluide supercritique» qui joue le rôle de «solvant». Lorsque les températures augmentent, le dioxyde de carbone est converti en ce fluide. D’une faible viscosité, la substance est capable de pénétrer dans les plus petits pores, à travers des membranes cellulaires, et de transférer les substances dissoutes.

Et la source d’énergie, d’après les chercheurs, est la photosynthèse locale. La lumière du Soleil, même si elle n’est pas directe mais ambiante, lui suffit.

La prochaine mission pour Vénus lancée par la Russie devrait se dérouler vers 2030. Elle s’appelle Venera-D.

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