La période actuelle d’inactivité solaire s’est avérée plus longue que prévu, préviennent des chercheurs russes. Selon eux, il s’agirait d’un signe de changements importants intervenant sur notre étoile.

Pendant tous les mois estivaux de 2019, il n’y a pas eu sur le Soleil d’éruption capable d’affecter la Terre, a constaté le laboratoire de l’astronomie en rayons X auprès de l’institut de physique de l’Académie des sciences de Russie.

Selon ses données, la dernière hausse de l’activité solaire a pris fin le 15 mai.

«Il s’agit de la quatrième période la plus longue d’absence totale d’activité solaire dans l’histoire des observations», indique le laboratoire.

Ces périodes d’absence d’éruptions et de taches sur le Soleil sont provoquées par la disparition presque complète du champ magnétique sur l’étoile, qui constitue la principale source d’énergie pour toute activité solaire.

Le champ magnétique et les mouvements de matière à la surface de notre étoile varient en effet de manière périodique, rappellent les chercheurs. Tous les 11 ans environ, le Soleil passe par un maximum d’activité.

Le climat terrestre affecté

Le laboratoire souligne qu’une diminution du nombre d’éruptions pourrait être le signe de changements plus importants intervenant sur le Soleil, qui seraient susceptibles d’affecter sa luminosité, son spectre de rayonnement ainsi que le climat terrestre.

Normalement, les périodes d’inactivité solaire exercent une influence modeste mais bénéfique sur le réchauffement climatique. Cette hibernation serait également une bonne nouvelle pour les satellites, car les éruptions solaires qui surviennent lors des maximums d’activité peuvent déclencher sur Terre des orages magnétiques néfastes pour ces équipements. Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here