Les peuples anciens étaient certainement créatifs et capables de produire des armes de formes différentes. Cette dague médiévale ressemblant à des testicules masculins a été mise au jour en Belgique. En faisant des fouilles près de la cathédrale Saint-Martin dans la ville d’Ypres, les archéologues ont découvert de nombreux objets anciens, comme ce poignard. Elle a été trouvée dans la même zone où une partie de l’ancien port de la ville a été récemment mise au jour.

La dague est également appelée dague à couilles en raison de la forme particulière de sa poignée, avec deux renflements ovales au niveau de la garde ressemblant aux testicules masculins (« couilles »).

Au Moyen Âge, il était courant pour les hommes de porter une petite dague étroite autour de la taille. Elle servait de seconde épée. La dague était populaire en Scandinavie, en Flandre, au Pays de Galles, en Écosse et en Angleterre entre le 13e et le 18e siècle, en particulier pendant la période Tudor.

Un ensemble de poignards à couilles trouvé à bord du carrack Mary Rose du 16ème siècle, récupéré en 1982.

« Les hommes le portaient aussi de manière très suggestive entre les jambes. Pas parce que c’était pratique, mais comme une parodie ou une plaisanterie », explique Hannelore Franck du musée d’Ypres.

La dague possède une longue pointe étroite utilisée pour poignarder le rein de l’ennemi. En plus de la dague à rein, les archéologues ont également trouvé des pièces de monnaie, des couverts et des cruches médiévales.

« Nous examinerons ces artefacts plus tard. Les nombreuses découvertes sont bien conservées, grâce au sol argileux et gras. C’est excellent pour notre histoire et nos futurs projets », a déclaré Sandrin Coorevits, coordinatrice du musée d’Ypres.

Fouilles devant la cathédrale St Martin

Les fouilles archéologiques menées dans la ville d’Ypres ont été très fructueuses. Les scientifiques ont récemment découvert les fondations de grues de chargement en bois représentées sur des cartes médiévales, mais leur emplacement était jusqu’à présent inconnu. Le chercheur tentera d’en déterminer l’âge en examinant les cernes annuels dans le bois.

La structure mise au jour est visible sur le site médiéval.

« On s’attendait à ce que des découvertes de l’ancien Ypres soient faites au cours des activités d’Aquafin( Aquafin est une société belge, basée à Aartselaar spécialisée dans le traitement des eaux usées). Mais c’est toujours une surprise qu’un mur de quai intact d’environ 50 mètres de long remonte à la surface. Les archéologues espèrent donc qu’il y aura de la place pour préserver et exposer l’ancien mur lors de la construction de la nouvelle place.

Sous une plaque de verre, par exemple. La ville verra ce qui est possible car une telle intervention n’est pas prévue dans les plans futurs de la place. En tout cas, de nombreuses images sont prises pour pouvoir tout reconstituer en 3D sur l’ordinateur. L’avenir dira si le mur de quai ou sa partie restera effectivement visible », rapporte Vrt News.

« Nous avons déjà exposé 25 mètres du mur de quai et tout filmé avec un drone « , explique l’archéologue Robrecht Vanoverbeke. Les images serviront de base à une simulation en 3D de ce à quoi ressemblait autrefois le port médiéval.

Source : VRT NEWS 
Traduction : Johanna pour © Le Savoir Perdu Des Anciens

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