Pour la première fois dans l’histoire moderne, nous sommes maintenant en mesure de voir les inscriptions détaillées et colorées sur les plafonds et les murs du temple d’Esna à Louxor, en Égypte, après qu’une mission archéologique germano-égyptienne ait terminé son vaste processus de restauration.

Dédié au dieu Khnoum, à ses consorts Menhit et Nebtu, à leur fils, Heka, et à la déesse Neith, le magnifique temple d’Esna a été construit en deux étapes. Le pharaon Touthmosis III a posé les fondations du temple à la XVIIIe dynastie, mais les empereurs ptolémaïques et romains l’ont achevé entre 40 et 250 après JC, et leurs noms sont inscrits sur tous les murs du temple.

Le temple se trouve à Esna, à 60 kilomètres au sud de Louxor en Égypte. Il ne reste que le vestibule (appelé pronaos), mais il est complet. Avec ses 37 mètres de long, 20 mètres de large et 15 mètres de haut, la structure en grès a été placée devant l’actuel temple construit sous l’empereur romain Claude (41-54 après JC) et l’a probablement éclipsé.

Depuis quelques années, les scientifiques s’emploient à restaurer le temple d’Esna et d’autres reliefs et inscriptions vieux d’environ 2 000 ans ont été révélés au public.

D’épaisses couches de suie et de saleté ont maintenant été enlevées, et les reliefs et inscriptions peuvent à nouveau être admirés dans des couleurs vives.

Le secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, Mustafa Waziri, a expliqué que le processus de restauration et de nettoyage a permis l’apparition d’inscriptions et de couleurs originales et vives sous le plafond intermédiaire au-dessus de l’entrée du temple, qui se trouve à une hauteur de 14 mètres.

Selon Waziri, le relief représente 46 aigles sur deux rangées, 24 d’entre eux portent une tête d’aigle et représentent Nekhbet, la déesse de la Haute-Égypte. Les 22 autres ont une tête de cobra et représentent Wadjet, la déesse de la Basse-Égypte.

Lors du nettoyage du côté ouest du temple, une inscription grecque dessinée à l’encre rouge a été découverte. Selon Ahmed Imam, directeur de l’équipe de restauration, l’inscription grecque dessinée à l’encre rouge était entièrement recouverte de suie noire.

Crédit : Ministère du tourisme et des antiquités

L’inscription date du règne de l’empereur Domitien (81-96 après JC) et a été écrite avec un jour et un mois précis (Epiphi 5). Cette date correspond à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet et marque l’achèvement de la construction initiale du Temple.

Crédit : Ministère du tourisme et des antiquités

Waziris a souligné qu’aucun des dessins ou inscriptions de ce plafond ne figurait dans la précédente publication scientifique de l’égyptologue français Serge Soniron, qui a enregistré les inscriptions du temple entre 1963 et 1975.

Crédit : Ministère du tourisme et des antiquités

Le chef de l’Administration centrale pour l’enregistrement des antiquités égyptiennes et chef de la mission archéologique du côté égyptien, Hisham el-Leithi, a ajouté que les inscriptions colorées du temple ont souffert au cours des siècles passés de l’accumulation d’épaisses couches de suie, de poussière et de saleté, en plus des restes d’oiseaux, de chauves-souris, de nids d’araignées, ainsi que des calcifications de sel laissées par les facteurs du temps il y a près de 2000 ans.

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Cela a nécessité l’élaboration d’un projet de restauration et de mise en valeur du temple afin de le préserver ainsi que ses inscriptions uniques et distinctes, avec le financement du Centre de recherche américain en Égypte.

Source : Ancient Pages Traduction : Léa pour © Le Savoir Perdu Des Anciens

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